Films

High School

1968. Dans un grand lycée public de Philadelphie, les cours de langue, de cuisine, de mathématiques et de sport rythment le quotidien des élèves. Au fil de rencontres entre enseignants, étudiants, parents et responsables administratifs, l’idéologie et les valeurs sociales de l’École se révèlent.

Fiche technique
Titre original
High School
Pays
États-Unis
Année de production
1968
Durée
1 h 15 mn
Catégorie(s)
Documentaire
Production

Frederick Wiseman

Image

Richard Leiterman, David Eames

Montage

Frederick Wiseman, Carter Howard

Son

Frederick Wiseman

Version
VOSTF
Réalisateur
Wiseman
Frederick Wiseman

Né en 1930 à Boston, Frederick Wiseman est l'un des réalisateurs les plus importants de l'histoire du cinéma documentaire moderne et contemporain. Toujours en activité, il filme depuis les années 1960, avec une persévérance hors du commun, le fonctionnement des institutions américaines: école (High School, 1968, High School II, 1994), armée (Basic Training, 1971, Manœuvre, 1979), justice (Law and Order, 1969, Juvenile Court, 1973), services sociaux (Welfare, 1975, Domestic Violence, 2001), hôpital (Hospital, 1970, Near Death, 1989)... Mais c'est d'abord en tant que juriste que cet observateur infatigable a été amené à s'intéresser au spectacle des interactions sociales. Sorti diplômé en 1954 de la prestigieuse université de Yale, Wiseman a enseigné le droit avant de se tourner vers le cinéma, suivant une affinité liée à son autre «formation», littéraire cette fois, «par la lecture des romans ou des pièces de théâtre »1. En 1963, il produit The Cool World de Shirley Clarke, portrait d'un gang de jeunes afro-américains de Harlem, pour lequel la réali- satrice choisit des interprètes non professionnels parmi les jeunes du quartier, conférant à la trame fictionnelle de son récit un étonnant réalisme social. À la suite de cette expé- rience, Wiseman se lance dans la production et la réalisa- tion de son premier film, Titicut Follies (1967). Tournant au sein d'un pénitencier psychiatrique, le cinéaste commence à développer avec ce film un regard qui, par certains égards, fait écho à celui d'une instruction judiciaire: observer sans intervenir, collecter des preuves ou des témoignages que le montage se charge ensuite d'agencer sans commentaire.

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