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20e
Bourse d’aide au développement
28 et
29 octobre 2010
La liste
des projets sélectionnés pour la Bourse d’aide au développement sera disponible
à partir du 7 octobre 2010.
Grâce au
soutien économique de l’Organisation
internationale de la francophonie, du Centre national de la
cinématographie,
du ministère des Affaires
étrangères,
de l’Association Beaumarchais, de la Région Languedoc-Roussillon, et
de Kodak le Festival du Cinéma
Méditerranéen de Montpellier décerne des Bourses d'aide au développement pour
des projets de long métrage de fiction.
Une résidence d’écriture est également offerte par le Centre des écritures
cinématographiques Le Moulin d’Andé.
16 projets ont été sélectionnés en 2009. Leurs réalisateurs et producteurs les présenteront
publiquement les jeudi 29 et vendredi 30 octobre 2009. À l’issue de ces
consultations, le jury a récompensé plusieurs projets (voir Palmarès).
Les projets 2009 :
L’Amante
du Rif (Maroc) de
Narjiss Nejjar, réalisatrice
Aya a
vingt ans, belle, ténébreuse, évanescente et rebelle, elle fantasme l’amour à
travers des films bollywoodiens et rêve de s’incarner en Carmen Maghrébine.
Elle vit à Chefchaouen, petite bourgade aux murailles bleues, enserrée par les
montagnes du Rif. Ses frères travaillent pour un baron de la drogue, dans une
région gangrénée par la culture du hashich et du kif. De cet homme beau et à
l’arrogance ostentatoire, elle tombera éperdument amoureuse et entamera sa
descente aux enfers. Elle sera condamnée à dix ans de prison pour avoir été son
amante, servant de faire-valoir au gouvernement Marocain qui, en 1996, entame
sa grande campagne d’assainissement, sous la pression de la communauté
Européenne.
L’Année
des fontaines gelées
(Géorgie) de Vano Burduli, réalisateur
La
température de l’air est-elle le facteur décisif pour geler les
fontaines ? Il suffit de s’arrêter une seconde et de regarder
attentivement le monde autour... On voit une mosaïque de vies entremêlées,
plusieurs personnes qui cherchent chacune son bonheur... Leur vie est pleine de
rêves et de déceptions, de trahison et d’indulgence... et bien évidemment
d’amour...
Beirut
Live
De Sylvie
Ballyot, réalisatrice (France/Liban)
Lise et
Nour vivent ensemble à Marseille quand une guerre éclate dans le pays de Nour,
au Liban. Nour va vivre à distance, minute après minute, la guerre que sa mère
et sa sœur vivent sur place. Cette guerre du dehors va insidieusement
s'installer entre Lise et Nour, et devenir une guerre de l'intérieur.
Ceux
qui sont morts pour Dieu ne sont pas morts (Liban) de Katia Jarjoura, réalisatrice
Laura
revient à Beyrouth, dix ans après avoir quitté le Liban précipitamment à cause
de la dernière guerre qui a frappé le pays. La voyageuse française est
accompagnée de son jeune fils, Gabriel. Un soir, alors que Laura marche dans la
banlieue Sud, le fief populaire du Hezbollah, elle remarque une affiche de
martyr, un combattant mort sur le front, qu’elle reconnaît aussitôt. Ainsi
commence le récit d’une liaison clandestine entre une jeune étrangère et un
guerrier d’Allah, un « pacte d’amour » que même la mort n’a pas su
briser.
Chameaux (France) de Brigitte Roüan,
réalisatrice et Antonin Dedet, producteur
Un groupe
de touristes part pour une méharée de quinze jours dans le désert où on peut
mourir de soif en dix-huit heures et où aucun secours n’est possible. Ils ne le
savent pas. Razzia, tempête de sable, enlèvement, morts et retournement de
situation... Nos personnages vont vivre des moments rudes jusqu’à leur retour à
la civilisation. Par peur d’une enquête, ils mettent au point un mensonge
collectif... Qu’aurions-nous fait à leur place ?
Chroniques
de la cour de récré
(France/Maroc) de Brahim Fritah, réalisateur
1981,
banlieue parisienne : Brahim, dix ans, ne s’ennuie pas un instant, entre
ses copains à l’école, sa passion pour les films et sa vie familiale. Pourtant,
tout ce petit monde se trouve bouleversé le jour où il est question de
délocaliser l’usine dans laquelle travaille son père. Brahim nous livre alors
un point de vue à la fois drôle et juste sur ces événements.
Compétences
et talents de
Ibrahim Letaïef, réalisateur (Tunisie)
Jamila,
jeune tunisienne installée dans la capitale, subit la pression de la famille
qui veut la faire revenir à la maison. Mais elle a une double quête à
mener : elle veut savoir ce que l’Europe promet aujourd’hui à Gafsa, sa
ville natale, qui ne vivra plus de l’exploitation du phosphate, et elle veut
retrouver son père parti sans donner de nouvelles. Pour y parvenir, elle
réussit à forcer le destin et à se faire admettre en France dans le cadre du
programme d’immigration « choisie » : Compétences et Talents.
Les
Deux vies d’Abderrahmane (France) de Philippe Faucon, réalisateur
Abderrahmane
est venu de Mauritanie en France, laissant au pays sa femme Aïcha et leurs
trois enfants. Aïcha ne voit qu’une fois l’an son mari. Elle accepte cette situation
comme une nécessité qu’on ne discute pas : l’argent qu’envoie Abderrahmane
fait vivre plusieurs personnes. Abderrahmane, en France, n’a pas d’autre vie
que le travail et le foyer, jusqu’à ce qu’il rencontre Gabrielle.
Divorcés de Miroslav Momcilovic,
réalisateur (Serbie)
Toute
l’histoire est le point de vue subjectif de l’enfant, sauf lorsqu’il est
endormi. On ne voit la petite Vida que lorsqu’elle dort. Vida n’a que deux ans
et ses parents ne s’aiment plus. Elle voit, écoute et s’imprègne de l’atmosphère
pesante qui règne à la maison, où elle vit avec ses parents et son petit lapin.
Elle ne parle pas et ses parents en sont d’autant plus frustrés. Finalement,
papa fait ses bagages et il s’en va. Il avait déjà emballé ses affaires
plusieurs fois auparavant, mais cette fois-ci, c’est pour de bon. Maman pleure.
Vida commence à chanter. D’abord tout doucement puis de plus en plus fort.
Nature (Israël) de Yula Gidron,
réalisatrice
Une jeune
fille de dix-huit ans erre seule sur une route qui s’étire dans un paysage
desséché par le soleil. Les personnes qu’elle rencontre et qui pourraient
découvrir qu’elle a déserté, l’effraient, tandis que la faune et la flore
locales l’apaisent. Quand son secret est révélé, elle est envoyée dans un
centre de détention de l’armée. Ces nouvelles expériences ne vont pas la
laisser indifférente.
Nu
allongé
(Tunisie/France) de Kaouther Ben H’nia, réalisatrice
Lazhar,
un Tunisien sans-papiers vivant en région parisienne, fait une chute qui le
cloue au sol dans son studio. Sa vieille mère, la seule personne à qui il
parle, décide de venir à son secours, elle qui habite au fin fond de la
campagne tunisienne et n’a jamais quitté son village... Sans bouger de chez
lui, Lazhar va faire bouger le monde...
Paradis (Israël) de Shimon Shai,
réalisateur
Personne
ne se doute qu’Alon, trente-trois ans, est accro à un jeu de hasard, et les
dettes grimpent. Pour pouvoir financer ses pertes, il vole l’argent de sa
propre affaire. Le monde dans lequel il vit tue son âme : sa femme qu’il
n’aime plus depuis longtemps, un certain embourgeoisement, deux enfants qui ne
l’intéressent pas... Seul le moment où les dés sont jetés en l’air lui font
miroiter que quelque chose de bien peut encore lui arriver.
Le
Remplaçant
(Liban) de Gilles Tarazi, réalisateur
Beyrouth
post-2005. Une tension politique et sociale qui monte en crescendo. Un pays
divisé jusqu’à la moelle. Le spectre planant d’une nouvelle guerre civile, une
présence policière et militaire étouffante, et l’envie de tout lâcher et
partir, loin, très loin. Film noir dans le sens classique du terme qui respecte
les règles du genre tout en l’inscrivant dans un contexte inédit : le
Liban actuel en crise. Fistok accumule les coups foireux... Sa rage de vivre
sera le moteur du film.
Le
Soldat maigre et sa belle (Israël) de Dani Rosenberg, réalisateur
Israël,
un an plus tard, c’est la guerre. Schlomi, un réserviste de vingt-sept ans,
déserte le champ de bataille. Commence alors son périple de retour au foyer car
il désire reprendre une vie normale. Mais les officiers de l’armée sont
convaincus qu’il a été enlevé dans le feu de la bataille et qu’il est retenu
prisonnier. Il va devoir renoncer à sa propre identité.
Le
Supermarché de mon oncle (France) de Joachim Lombard, réalisateur
Sauve, un
petit village du Languedoc. Pour empêcher son oncle fruste et en mal d’amour de
construire un supermarché ED en face de son jardin, Agnès, une Parisienne
récemment installée au village, va lui faire croire qu’une charmante hippie
altermondialiste aux antipodes de tout ce qu’il est le trouve séduisant.
Une
famille libanaise
(Liban/France) de Nadim Tabet, réalisateur
Novembre
1943, juillet 1975, janvier 2008, trois journées charnières dans la vie des
Cyprès, un domaine familial au pied du Mont-Liban. Comment les convulsions
violentes de l’histoire libanaise laissent-elles de petits plis irrémédiables
dans l’intimité de chacun, dans les rapports entre les générations. De
l’indépendance à l’après-Hariri, en passant par la guerre civile, les membres
de cette famille chrétienne de propriétaires terriens sont-ils condamnés à
reconduire les mêmes erreurs, les mêmes mensonges ?
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