39e CINEMED
20-28 octobre 2017

Corum - Centre Rabelais - Cinémas de Montpellier

 


SOIRÉE D'OUVERTURE DU 39e CINEMED 

Après Les Chevaux de Dieu et Much Loved, le nouveau film-événement du réalisateur marocain Nabil Ayouch, Razzia, sera présenté en ouverture du 39e Cinemed le vendredi 20 octobre à 20h30 au Corum-Opéra Berlioz.

Des montagnes de l’Atlas à Casablanca, ville-monde, unique. Deux époques. Abdallah, Salima, Joe, Hakim et Inès. Chacun vit et tient. En équilibre. Au loin, la foule en colère. Razzia.

Après sa sélection au festival de Toronto, il s’agira de la première française du film au Cinemed avant une sortie en salles prévue en début d’année 2018 par Ad Vitam Distribution.
 


Événement CINEMED 2017 : Les Lumières de la ville de Charlie Chaplin en ciné-concert

Samedi 21 octobre, à 17h, au Corum-Opéra Berlioz, Les Lumières de la ville, chef d'œuvre du cinéma muet, réalisé et interprété par Charlie Chaplin, sera projeté avec en accompagnement musical l'Orchestre national de Montpellier Occitanie Pyrénées-Méditerranée.

Quand Charlot tombe amoureux d'une fleuriste aveugle et tente tout pour la guérir de sa cécité, burlesque et émotion sont au rendez-vous !

Venez en famille, spectacle conseillé à partir de 5 ans

Durée 1h30

Tarif de 7 à 12 €


AURE ATIKA présidente du jury du 39e CINEMED

La comédienne nous fait l’honneur et le plaisir de présider le jury de l’Antigone d’or du 39e Cinemed. 

Aure Atika sera entourée de la productrice Anne-Dominique Toussaint, du comédien Swann Arlaud, de l’écrivain Tahar Ben Jelloun et du réalisateur Thierry de Peretti. Ils décerneront l’Antigone d’or qui récompense le meilleur long métrage de la compétition lors de la cérémonie du palmarès le samedi 28 octobre à Montpellier.Aure Atika a signé cette année son premier livre Mon ciel et ma terre et sera prochainement à l'affiche de En attendant les hirondelles de Karim Moussaoui.


OLIVIER NAKACHE et ÉRIC TOLEDANO

Ils sont venus pour la toute première fois au Cinemed à Montpellier en 1999 présenter leur second court métrage, Les Petits Souliers dans lequel on percevait déjà un sens inné de la comédie et un talent certain pour réunir un casting de choix : Gad Elmaleh, Jamel Debbouzze, Roschdy Zem et Atmen Kélif alors peu connus.

Le Festival du Cinéma Méditerranéen de Montpellier a l’immense plaisir d’accueillir lors de cette 39e édition un duo de choc : Olivier Nakache et Éric Toledano. À notre invitation, ils ont répondu banco comme un seul homme !

En 2005, le duo réalise son premier long métrage Je préfère qu'on reste amis, avec Gérard Depardieu et Jean-Paul Rouve, le début d’une belle amitié avec ce dernier. Deve­nus insé­pa­rables, nos deux complices réci­divent un an plus tard avec Nos jours heureux, inspiré de leur expé­rience respec­tive des colo­nies de vacances. Le film suit les aventures de moniteurs interprétés par Jean-Paul Rouve, Omar Sy, Joséphine de Meaux… qui font partie de leur famille d’acteurs. Avec Telle­ment proches en 2008, Éric Tolé­dano et Olivier Nakache, s'attaquent au thème de la famille, et se rapprochent des comédies à l’italienne dont ils sont de grands admirateurs.

La consé­cra­tion arrive en 2011 avec Intou­chables. Le film, qui va marquer l'histoire du cinéma français, ne compte pas moins de 19 millions d'entrées en France et près de 54 millions à travers le monde.

Après ce succès phénoménal, les deux compères retrouvent leur comédien fétiche Omar Sy pour Samba et intègrent de nouveaux venus à la bande : Charlotte Gainsbourg, Izïa Higelin et Tahar Rahim.

Ils viennent de signer Le Sens de la fête, sur les écrans le 4 octobre prochain, avec Jean-Pierre Bacri, Jean-Paul Rouve, Gilles Lellouche, Vincent Macaigne, Hélène Vincent, Judith Chemla…

Un titre inaugural pour un rendez-vous festif autour de nos invités, dont nous reverrons tous les films et qui nous feront l’honneur d’une master class le mardi 24 octobre ! 

 


LA JEUNE GARDE DU CINÉMA ALGÉRIEN PRÉSENTE À MONTPELLIER

Après la Grèce, le Portugal et la Tunisie, Cinemed poursuit l’exploration de nouvelles émergences avec cette année, un éclairage sur l’Algérie

Pourtant dotée d’une tradition de production cinématographique depuis son indépendance, l’Algérie a vu disparaître petit à petit ses salles de cinéma, son industrie, a vu ses talents se raréfier. N’ayant pas connu de « printemps arabe » à la différence de la Tunisie, il semble cependant qu’au sortir des années de plomb, la jeunesse algérienne se soit à nouveau emparée du cinéma pour s’exprimer, créer. Depuis le début des années 2010, nous avons constaté l’arrivée de films provenant d’Algérie sous toutes ses formes sur la scène internationale : courts métrages, longs métrages, documentaires, fictions, expérimental, films de genre, une génération quasi spontanée a vu le jour et s’exprime avec talent. La présentation au Festival de Cannes,  l’an dernier du moyen métrage de Damien Ounouri Kindil el Bahr, cette année d’En attendant les hirondelles de Karim Moussaoui au Certain regard, témoigne de cette émergence de nouveaux talents dans les festivals internationaux les plus prestigieux. Nous vous ferons découvrir ce bouillonnement créatif actuel : Hassein Ferhani récompensé l’an dernier  pour son documentaire Dans ma tête un rond pointNarimane Mari qui, après son premier film , vient de présenter à l’exposition d’art moderne documenta de Kassel et au Festival de Locarno Le Fort des fous, ou encore le premier long métrage de Sofia Djama Les Bienheureux, pour n’en citer que quelques-uns.

A chaque rencontre que nous avons pu avoir avec ces auteurs, un nom est revenu systématiquement, parfois comme guide, père spirituel, mentor, formateur, mais toujours avec le plus grand respect, c’est Merzak Allouache. Symbole de l’apparition du cinéma algérien contemporain dans les années 70, Merzak vit le quotidien de ces réalisateurs, confronté également à la réalité de l’Algérie actuelle, dans ses difficultés à faire du cinéma, alternant documentaires et fictions. C’est aussi un compagnon de route de ces jeunes réalisateurs, leur permettant souvent de se former sur ses tournages. Nous aurons donc l’occasion de revisiter son œuvre, de le rencontrer, l‘écouter au cours d’une master class. 

 


INTÉGRALE DOMINIQUE CABRERA

Depuis près de trente ans, la cinéaste Dominique Cabrera construit une œuvre à la palette particulièrement étendue. Du court au long, du documentaire à la fiction, du cinéma à la télévision, la réalisatrice n’a cessé d’étendre son inspiration au fil du temps et reviendra, lors de cette 39e édition, sur l’intégralité de son œuvre. 

Dominique Cabrera, c’est une histoire fortement liée à la Méditerranée. Native d’Algérie, son travail est profondément marqué par les liens qui unissent la France et sa terre natale. Son premier long métrage de fiction, L’Autre côté de la mer(1997), en est le plus beau symbole. Une œuvre portée par Claude Brasseur, sur le déracinement des Pieds-noirs exilés en 1962, d’une finesse impressionnante. 

Son parcours cinématographique est également très marqué par son engagement politique et social. La vision urbaine qu’elle développe dans Chronique d’une banlieue ordinaire (1992) témoigne de toute sa singularité dans le paysage cinématographique français. 

Durant toute sa carrière, elle se montrera aussi à l’aise dans la direction de comédiens comme Marilyne Canto, présente lors du festival, ou Olivier Gourmet qu’avec des non-professionnels notamment dans Corniche Kennedy (2017), son dernier film en date, sur la jeunesse marseillaise pleine de vie. 

De son histoire algérienne aux contes oniriques, en passant par le polar social, le festival retracera ce parcours éclectique et singulier dans le paysage cinématographique français, au travers de séances thématiques, avec en point d’orgue une masterclass le jeudi 26 octobre.

 


FERNANDO TRUEBA

Cinéaste espagnol Oscarisé, Fernando Trueba honorera la 39e édition du festival du cinéma méditerranéen de Montpellier de sa présence. L’occasion de revenir sur une filmographie riche et variée.

Né à Madrid en 1955 et après des études de Sciences de l’information, il devient critique cinéma dans l’éminent quotidien espagnol El Pais de 1974 à 1979, avant de fonder en 1980 le magazine de cinéma Casablanca.

La même année, il réalise son premier long métrage Ópera Prima (Cousine, je t’aime) qui apparaît alors comme un des piliers de ladite « comédie madrilène ». Sa collaboration avec le producteur Andres Vicente Gomez sera décisive.  De cette fructueuse association naîtra notamment Sois infidèle avec le premier venu (1985), L’Année des lumières (1986) mais aussi Le Rêve du singe fou (1989). Sa rencontre avec Rafael Azcona — scénariste de Carlos Saura et de Marco Ferreri —  sera également déterminante. Elle lui permettra d’atteindre les sommets avec Belle époque (1992) pour lequel il obtiendra l’Oscar du meilleur film étranger. 

En 1998, il réalise La Fille de tes rêves, comédie musicale historique où rayonne Penélope Cruz et qui lui vaut son troisième Goya du meilleur film. Il vient tout juste de réaliser la suite, La Reina d’España, sorti en Espagne en 2016.

Le cinéaste madrilène élargit alors son horizon cinématographique vers les sonorités  latines, avec le film musical Calle 54, autour du latin jazz, et le film d’animation Chico et Rita, une magnifique romance cubaine.

Après cette douce parenthèse latine, il revient avec un film tourné dans les Pyrénées-Orientales, L’Artiste et son modèle (2012), inspiré par l’œuvre d’Aristide Maillol, où l’éternel Jean Rochefort donne la réplique à la pétillante Aida Folch et la légendaire Claudia Cardinale. 

 


HOMMAGE À L'AMI MANUEL PRADAL 

Cinemed rend hommage au cinéaste Manuel Pradal décédé prématurément en mai dernier. Une démarche naturelle, un salut affectueux à l’ami que le festival a suivi dès ses débuts. 

Diplômé de lettres de l’Université de Montpellier, Manuel Pradal a été remarqué dès son premier film par le Cinemed. Il est sélectionné en 1991 avec son film de fin d’études de la Fémis, Canti, tourné dans la région de Montpellier avec Agnès Jaoui et Simon Reggiani. Le début d’une carrière singulière mue par la seule liberté de son auteur. 

Puis il réalise Marie Baie des Anges (1998), film imprégné par la lumière de la Méditerranée et qui révèle la débutante Vahina Giocante qu’il retrouvera, en 2010, dans La Blonde aux seins nus. Il continue d’explorer les contours de la Méditerranée avec Ginostra avec Harvey Keitel et Andie MacDowell, présenté en ouverture du Cinemed en 2002. Avec Un crime (2006), il débute son aventure américaine et retrouve l’illustre acteur américain. Un film de genre ambitieux où la noirceur des rues de New York est le théâtre de la rencontre entre Emmanuelle Béart et Harvey Keitel. 

Avec Tom le cancre (2013) et La Petite inconnue (2016), Manuel Pradal souhaitait revenir à un cinéma plus authentique, se disant même " militant pour un cinéma buissonnier ", avec une volonté de " montrer que le cinéma amateur peut redonner du jus, de l’espace à un septième art de plus en plus étouffé par son hypermarchandisation ". 

Un hommage lui sera rendu au festival le dimanche 22 octobre avec la projection de Marie Baie des Anges. Tous ses autres films seront également à (re)découvrir.

 


ALBERTO LATTUADA 

Après Mauro Bolognini, le Cinemed continue d’explorer les cinéastes italiens éclipsés par les grands maîtres de l’après-guerre. Cette année, c’est Alberto Lattuada qui aura les faveurs d’une rétrospective riche et diverse, à l’image de sa carrière.

Réalisateur cinéphile, Lattuada a accompagné toutes les évolutions du cinéma italien : calligraphe, néoréaliste, grandes productions, nouvelle vague et satire érotique. Un éclectisme provenant d’une grande cinéphilie et d’une fine connaissance du cinéma. Avec Luigi Comencini, il consacra une partie de sa vie à la recherche et sauvegarde de copies de vieux films, afin de les diffuser au grand nombre et d’en étudier toute la profondeur. Ce travail basa les fondations de la future cinémathèque Fondazione Cineteca Italiana di Milano.

« La constante que l'on retrouve dans tous mes films, c'est l'état de solitude de l'individu en face de la société » déclarait Lattuada. Une thématique que l’on retrouve déjà dans Le Bandit (1943) et Le Manteau (1952), et qui renvoie à une ligne très personnelle de sa filmographie, celle reposant sur un esprit humaniste et libertaire contre les tabous et les injustices. Les Adolescentes (1960) notamment, s’était attiré les foudres du public et de la censure à une époque où en Italie, la virginité des jeunes filles demeurait un sujet délicat. La volonté du cinéaste italien n’était autre que filmer la découverte de l’amour physique chez une jeune adolescente, ce moment de trouble éphémère dans l’existence d’une femme. 

Une carrière marquée donc, par des allers et retours entre chroniques brutales, souvent satiriques et adaptations littéraires raffinées. Le 39e Cinemed reviendra sur une grande partie de ce cinéma rationaliste et libertaire, avec une dizaine de films au programme. 

 


Toute l’actualité de la Méditerranée : plus de 100 films inédits
Les avant-premières, les compétitions et les panoramas
 
• Avant-premières et copies neuves ou restaurées qui rendent compte de l’actualité cinématographique méditerranéenne en prévision des sorties en salles du quatrième trimestre 2015 et du premier trimestre 2016
• Longs métrages en compétition et en panorama
• Courts métrages en compétition et en panorama
• Documentaires en compétition
 
 
Tous les films sélectionnés avec les horaires, programme en ligne à partir du 3 octobre 2017.

 


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Razzia de Nabil Ayouch



Les Lumires de la ville en cin-concert



ric Toledano et Olivier Nakache



En attendant les hirondelles de Karim Moussaoui



Dominique Cabrera



Fernando Trueba



Manuel Pradal



Les Adolescentes d'Alberto Lattuada