Ciné-concert : L'Homme à la caméra

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L'Homme à la caméra
Chelovek a Kinoapparatom - Dziga Vertov
- Documentaire

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URSS - 1929 - 1 h 7 mn - Réalisation : Dziga Vertov - Scénario : Dziga Vertov - Image : Mikhail Kaufman - Montage : Yelizaveta Svilova - Interprétation : Mikhail Kaufman -



Centre Rabelais Samedi 24 octobre 2009, 18 h 00




La petite ville d'Odessa s'éveille. Un jour comme les autres s'annonce. « L'homme à la caméra » sillonne la ville, son appareil à l'épaule. Il saisit le rythme de la ville et, à travers lui, celui des vies qu'il croise. Sans parole ni sous-titre, sans acteur ni décor, le film est d'une grande richesse formelle et le montage y joue un rôle central. Film fondateur du Kino-Glaz (ciné-œil), L'Homme à la caméra est une démonstration visant à prouver que le cinéma, quand il s'éloigne du récit, est le seul à pouvoir rendre compte de la réalité.


 
 
Dziga Vertov

Dziga Vertov, de son vrai nom Denis Arkadievitch Kaufman, est né à Bialystok le 2 janvier 1896. Il fait des études de médecine à l'Institut de neuro-psychologie de Moscou et étudie parallèlement la musique. A partir de 1919, Dziga Vertov se tourne vers le cinéma. Il entre à la section des actualités du Comité du Cinéma de Moscou, où il choisit son pseudonyme : "Dziga " (toupie en ukrainien) " Vertov " (nom dérivé du verbe « vertet » : « tourner »). Dziga Vertov prit part à la création du premier journal filmé soviétique La semaine du cinéma en 1918-1919. Pendant la guerre civile il tourne des films au front et met au point sa théorie sur le cinéma documentaire le ciné-œil plus pénétrant que le regard humain : "Je suis – dit Vertov - le ciné-œil, l'œil mécanique, la machine qui déchiffre d'une manière nouvelle un monde inconnu ». Ce déchiffrement cinématographique est un montage ininterrompu qui commence avant même le tournage par le choix du sujet et l’organisation des prises de vues. En 1922 se forme, autour de Vertov, un groupe de jeunes cinéastes (M.A. Kaufman – le frère de Dziga Vertov -, I.Beliakov, A. Lemberg, I. Kopaline, A. Rodtchenko...) sous le nom des « Kinokis » qui au cours des années 1922-1926 publieront un journal en forme de films, le « kino-pravda » (le cinéma vérité). Puis Vertov signe des films documentaires tels que Le Ciné-oeil, En avant, Soviet !, La Sixième partie des terres, sorte de chronique de la marche de la révolution vers une nouvelle vie. Le ciné-oeil a obtenu une médaille et un diplôme à l’exposition universelle de Paris en 1924. Le départ en 1926 de Vertov en Ukraine a entraîné la disparition du groupe des Kinokis. En 1930 Vertov réalise l’un des premiers films documentaires soviétiques sonores : La Symphonie de Dombass. Il a tourné ses derniers films pendant la Seconde Guerre mondiale. De 1944 à 1954 il a édité un journal consacré au cinéma Nouvelles du jour (Novosti dnia ). Il a des projets ambitieux et novateurs mais, mal compris, il manque de moyens et de soutiens pour pouvoir les réaliser. Dziga Vertov meurt d’un cancer à Moscou en 1954.

 
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