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Don Giovanni
Don Giovanni - Joseph Losey
- Fiction

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France - 1979 - 3 h 10 mn - Réalisation : Joseph Losey - Scénario : Frantz Salieri, Patricia Losey, Joseph Losey d'après Lorenzo Da Ponte - Image : Jerry Fisher - Décor : Alexandre Trauner - Musique : Mozart - Son : Jean-Louis Ducarme, Jacques Maumont, Michèle Neny - Interprétation : Ruggero Raimondi, José Van Dam, Kiri Te Kanawa, Edda Moser, Kenneth Riegel -



Le Royal Lundi 26 octobre 2009, 15 h 10
Le Royal Mardi 27 octobre 2009, 20 h 45




Don Giovanni, escorté de son valet Leporello, défie Dieu en séduisant les femmes. Il tue en duel le Commandeur, père de donna Anna qu'il tentait de séduire. Puis il s'enflamme pour Zerlina, une jeune paysanne, le jour de ses noces. Donna Elvira, sa femme, est à sa recherche ainsi que don Ottavio, le fiancé de donna Anna, pour lui demander raison. Don Giovanni a rendez-vous avec le Commandeur, sorti de sa tombe pour l'inciter à se repentir.


 
 
Joseph Losey

Réalisateur, producteur et scénariste américain né le 14 janvier 1909 à La Crosse, dans le Wisconsin (États-Unis), et décédé le 22 juin 1984 à Londres (Royaume-Uni). Il tourne son premier long métrage en 1948, Le Garçon aux cheveux verts, une fable antiraciste. Puis il signe The Lawless (1950) qui décrit la relation entre un journaliste vieillissant et une jeune institutrice sur fond de lynchage raciste à la frontière mexicaine. The Prowler (1951), un autre film criminel, fixe enfin son langage technique et sa manière de traiter les personnages. Après le remake de M le Maudit de Fritz Lang, sous le même titre, Losey, soupçonné de sympathie pro-communiste par la commission des activités anti-américaines, s'exile en Grande-Bretagne. Après quelques films tournés sous un pseudonyme, Losey réalise le thriller Blind Date (1959). Il descend encore dans le registre noir avec Les Criminels (1960). Il est obsessionnel avec Les Damnés (1961), qui racontent comment un savant croit sauver des enfants irradiés de la corruption extérieure en les séquestrant. Rien ne vaut le lyrisme d'Eva (1962), tiré du roman de James Hadley Chase. Pour l'exemple (1964) dénonce l'horreur de la guerre. Les scénarios de Harold Pinter sonnent l'âge d'or du cinéma de Losey. Ainsi The Servant (1963), Accident (1967) et Le Messager (1970). Après Cérémonie secrète (1968), puis Boom (1968), Losey tourne en France. Si Maison de poupée (1972), d'après la pièce d'August Strindberg, est honorable, l'opéra filmé Don Giovanni (1978) est une des premières réussites du genre. Pour l'histoire très kafkaienne de Monsieur Klein (1975), Losey crée une tragédie en langue française centrée sur la quête de l'identité. La même année, c'est Yves Montand qu'il dirige dans les Routes du Sud ou la nostalgie des vaincus de la guerre d'Espagne. Joseph Losey meurt juste après le tournage de Steaming, en 1984.

 
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